Que font trois jeunes femmes en slip et soutien-gorge
à l’arrière des bus de la RATP, c’est-à-dire des transports publics
d’Île-de-France ? C’est une
image, bien sûr, une affiche précisément pour une marque de lingerie.
On ne saurait la manquer, que l’on circule à pied, en voiture, à trottinette,
en allant au travail ou à l’école. Il y a déjà quelques années, une pub du même
ordre sur les bus avait été éphémère. En 2018, l’adjointe à l’égalité
femmes-hommes de la Mairie de Paris avait obtenu le retrait d’une pub géante,
aux Galeries Lafayette, pour une autre marque de lingerie. On prend le risque
d’être accusé de tartufferie du genre « couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Peu importe. Le refus par
les services publics de l’exposition du corps des femmes comme un objet de
consommation est bien aussi important que la suppression, sur des affiches de
la RATP, il y a quelques années, de la pipe de monsieur Hulot. Qu’en pense-t-on
à la région, responsable d’Île-de-France Mobilités ?
mercredi 26 octobre 2022
« Pubs », le billet de Maurice Ulrich.
La mort de Pierre Soulages, l’œuvre au noir d’un peintre français.
Disparition. Pierre Soulages est décédé à l’âge de 102 ans. Peintre de l’abstraction lyrique, il sut extraire la lumière du noir, son pigment de prédilection.
Pierre Soulages n’a pas toujours été dans le noir. On
dit que ses premiers dessins, alors qu’il était encore en culottes courtes,
étaient des paysages de neige. Le peintre, qui vient de disparaître à
102 ans et qui, jusqu’à ces derniers temps, n’a cessé de créer, tient de
cette longévité exceptionnelle d’être un abstrait du XXe siècle
entré, et comment, dans le XXIe comme un des artistes les plus
célèbres au monde, devenu l’un des plus chers aussi.
Né en 1919 à Rodez, dans l’Aveyron, qui accueille
aujourd’hui le musée qui lui est consacré – un statut qu’il faut bien dire
exceptionnel –, il relève dès la fin de la Seconde Guerre mondiale de la
génération de peintres de ce que l’on a appelé l’abstraction lyrique, pour
partie en réponse à l’abstraction géométrique qui a dominé dans les années
trente.
Sans doute avait-elle été vécue d’une certaine manière
comme une volonté de mise en ordre du monde, que la guerre a détruite. Le geste
libre, les flux de couleur, l’invention des formes vont alors dominer la
peinture de Manessier, Bissière, Hartung, Schneider, Estève, Poliakoff et bien
d’autres, qui, s’ils ne forment pas un groupe, une école, partagent des
conceptions proches. Aux États-Unis, l’expressionnisme abstrait avec De
Kooning, Pollock, Kline va participer de la même sensibilité qui entend faire droit
à l’émotion, la spontanéité, consacrant d’une certaine manière le retour de la
subjectivité dans la peinture.
D’abord des paysages d’hiver, des
arbres sans feuilles
Soulages va affirmer sa singularité par son usage du
noir, déjà. Dès qu’il commence à peindre régulièrement, quand il est encore
adolescent, ce sont les paysages d’hiver et plus particulièrement le tracé des
arbres sans feuilles, noirs, sur le blanc qui l’intéressent. Il serait
aventureux d’en donner une interprétation. On peut juste noter, comme éléments
de sa biographie, que ses premières années de scolarité se passent dans un
pensionnat catholique tenu par les Frères des écoles chrétiennes, soutanes
noires et jabots blanc rectangulaires ; qu’après la mort de son père, l’année
même où il entre dans ce pensionnat, il est élevé par sa mère et sa sœur aînée,
dont il dira : « J’ai été élevé par deux femmes en noir. »
De son enfance aussi date son goût des stèles de
pierre, d’un hiératisme consacré par le temps, des statues menhirs, des
peintures rupestres. Il découvre l’art roman en visitant à 12 ans l’abbatiale
de Conques, qu’il servira magnifiquement quand lui sera passée, en 1986, la
commande exceptionnelle de ses vitraux. Un chantier hors-normes de sept années.
Sans doute dès lors l’art, pour lui, ne renvoie pas au plaisir, mais au sacré,
au monumental.
Son choix de la peinture s’affirme très vite. Dès ses
19 ans, le jeune Ruthénien (c’est ainsi que s’appellent les habitants de
Rodez) quitte sa ville pour Paris et s’inscrit dans l’atelier d’un peintre,
René Jaudon, qui l’encourage. Reçu au concours d’entrée de l’École des
beaux-arts, il se lasse vite d’un enseignement alors très académique. Mobilisé
en 1940, il rencontre aux Beaux-Arts de Montpellier Colette Llaurens, avec qui
il va partager toute sa vie. Réfractaire au STO, il fait la connaissance de
l’écrivain Joseph Delteil puis, en 1944, se lie avec le philosophe
Vladimir Jankélevitch et le peintre Jean Cassou.
Il retrouve Paris en 1946 et, dès lors, se consacre
entièrement à la peinture, expérimente l’usage du goudron sur verre. En 1949,
alors qu’il a obtenu sa première exposition personnelle et a aussi été exposé à
Munich et New York aux côtés d’Hans Hartung et de Gérard Schneider, le musée de
Grenoble dirigé par Andry Farcy, un conservateur très éclairé et audacieux, est
le premier à lui acheter une toile. Les années qui suivent sont celles des
débuts de sa reconnaissance internationale. Le musée Guggenheim, le musée d’Art
moderne de New York, la Tate Gallery à Londres, le musée d’Art moderne de Paris
lui achètent des toiles. En 1954, le marchand de Picasso aux États-Unis le
sollicite et organise sa première exposition en terre américaine.
Puis le Soulages de l’outre-noir
Le Soulages de cette époque est cependant très loin
encore de celui des vingt ou trente dernières années, marquées par ce qu’il va
appeler lui-même l’outre-noir. Si l’usage du noir (ou du marron foncé), à
l’occasion avec des matières inhabituelles (goudron, brou de noix), caractérise
déjà ses œuvres des années 1950 à 1960, sa vision de l’abstraction ne déroge
pas à celle qui est partagée alors par ses contemporains. Simplement – et c’est
sa marque –, il fait vivre la couleur entre les « grilles » du noir, créant ainsi l’illusion d’un premier plan, révélant derrière lui un monde restant pour partie caché. On pourrait spéculer là-dessus.
Nous ne voyons que l’apparence des choses, la vraie vie est ailleurs, comme le
soleil hors de la caverne de Platon. Pourquoi pas ?
Le résultat plastique est en tout cas concluant et
même souvent séduisant. Les tableaux de cette époque se vendent aujourd’hui des
millions de dollars (vingt millions pour le dernier record). Progressivement
cependant, il évolue vers des sortes de calligraphies au large trait sur le
blanc, cherchant parfois des rythmes dans une sorte de monumentalité. Mais la
grande révolution de son œuvre a été le passage à ce qu’il a appelé donc
l’outre-noir, à partir de 1990. C’est en 1979 qu’il fait une découverte qui va
changer sa vision après avoir travaillé pendant des heures sur une toile avec
une pâte noire. « J’y pataugeais », disait-il.
Quand il revient après avoir quitté l’atelier, il est
face à ce qui semble un paradoxe : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c’était comme s’il n’existait plus. » Noir, donc, ce n’est pas noir. Il n’y a pas,
dira-t-il plus tard, de noir absolu. Dès lors, c’est cela qu’il va travailler.
Les variations du noir, en fonction de la matière (huile puis acrylique
épaisse), des aplats, des stries ou des sillons qu’il va inscrire sur de grandes
toiles à l’aide d’instruments peu orthodoxes comme de grands balais… C’est la
lumière sur les différentes surfaces de la toile qui va faire le tableau. La
première exposition de ce nouveau travail a lieu au Centre Pompidou, quelques
mois plus tard.
Mais, parallèlement, il se voit, en 1986, confronté à
un défi avec une commande du ministère de la Culture alors dirigé par Jack Lang : la réalisation de 104 vitraux pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques. Il ne peut être question pour lui de revenir à la couleur dans cet édifice roman sans attenter à son
harmonie. Les vitraux seront en verre blanc translucide, spécialement mis au
point avec la collaboration du maître verrier Jean-Dominique Fleury à Toulouse,
comme s’il avait retrouvé les paysages de neige. Les jointures entre les
plaques reprennent les systèmes de stries des œuvres au noir. C’est une
réussite totale et qui fait date, inaugurée en 1994 par un autre ministre de la
Culture, Jacques Toubon.
En 2009, un demi-million de visiteurs se pressaient au
Centre Pompidou pour une rétrospective d’une centaine de ses œuvres, signe d’un
large succès public. Dix ans plus tard, à l’occasion de son centenaire, le
musée du Louvre lui consacrait une exposition majeure, rassemblant des œuvres
de la Tate Modern de Londres ou du Guggenheim de New York. « Je trouve que cela a été bien court, il y a encore
beaucoup à faire », déclarait-il alors.
« Valérie Pécresse, Notre Dame de fer », l’éditorial de Marie-José Sirach dans l’Humanité.
Patronne d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse a
pour ambition de privatiser le réseau de transports franciliens. Afin de mener
à bien ses objectifs, la présidente de la région souhaite peser de tout son
poids pour « accélérer la mise en concurrence ». À commencer par celle des
bus de la RATP d’ici le 1er janvier 2025. Et, comme elle a de la suite
dans les idées, elle souhaite poursuivre avec les premières lignes des
Transilien, puis des métros et RER. Objectif final : « L’ouverture de tout le réseau à la concurrence à l’horizon 2030. »
Cela fait des années que la situation dans les
transports en Île-de-France se détériore, pour les 9,5 millions d’usagers,
comme pour les salariés. La puissance publique a laissé se dégrader le réseau,
les infrastructures, les voies, le matériel roulant, sans rien faire. Des RER
surchargés qui roulent au pas pour éviter des accidents ; des métros archibondés ; des
passagers éreintés, trimballés comme du bétail… Longtemps, on a fait porter le chapeau aux syndicats,
mais cette rengaine est désormais épuisée. Puis, on a accusé la pandémie. Or,
le projet de privatisation du réseau public de transports franciliens est dans
les tuyaux depuis belle lurette. C’est bien connu, quand on veut tuer son
chien, on l’accuse de la rage.
Valérie Pécresse, qui a été biberonnée dès son plus
jeune âge à l’idéologie libérale et devait avoir au-dessus de son lit
d’étudiante à HEC un poster de Margaret Thatcher, voit le service public comme
un monopole qui empêcherait sa bonne marche. Seule solution : vendre le
réseau à la découpe au plus offrant. Même les propos de Catherine Guillouard, l’ancienne directrice de la RATP, qui estime que l’ouverture à la concurrence des bus va provoquer le transfert de 18 000 salariés vers des filiales ou des concurrents, ne semble pas
refréner ses envies de démantèlement. En son temps, la Dame de fer avait
privatisé les transports ferroviaires britanniques à la hussarde. L’addition
s’est avérée salée, très salée pour les Britanniques. Nous faire croire que la
privatisation serait la solution ? De qui se moque-t-on ?
« Toi, le pape », le billet de Maurice Ulrich.
C’est entendu. Emmanuel Macron tutoie le pape. On en
doutait, mais la Croix l’a confirmé de bonne source et c’est
même lui qui aurait commencé, lors de sa deuxième visite au Vatican, en
novembre 2021, à la surprise de l’entourage du successeur de Saint-Pierre, qui,
lui-même, avait connu Jésus personnellement, ce qui n’est pas donné au premier
venu. C’est bizarre. Ils n’ont pas joué aux billes en culottes courtes dans la
même cour d’école. Au dire d’un proche du président, ce serait parce que « le socle jésuite leur est commun. Le tutoiement n’est pas une licence ou une liberté mais le signe d’une proximité ». C’est
déjà moins étonnant. Et puis, on imagine mal François le prendre de haut, du
genre : « Pardon, c’est à moi qu’tu parles comme ça ? On a gardé les vaches ensemble ? » Mais c’est
qu’il est comme ça, Emmanuel Macron. On se souvient de ses papouilles avec
Donald Trump, de son bras passé dans le dos de Joe Biden. Un peu familier. S’il
rencontrait le Christ, il dirait que c’est son pote, comme Mcfly et Carlito.
lundi 24 octobre 2022
« Dignité et courage », l’éditorial de Sébastien Crépel dans l’Humanité.
Personne ne peut rester insensible à l’horrible drame
qui a endeuillé la famille et les proches de la jeune Lola, et au-delà ses
voisins, son quartier du 19e arrondissement de la capitale, et la France tout
entière. Avec dignité et courage, les parents de la collégienne assassinée ont
rejeté les récupérations honteuses, démarrées alors que l’enquête n’était même
pas encore bouclée. Pas sûr que les représentants politiques qui ont assisté
lundi aux obsèques de l’adolescente à Lillers, dans le Pas-de-Calais, dont le
ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et la députée RN de la
circonscription, n’aient abandonné l’espoir d’en tirer un gain personnel ou
pour leur mouvement.
Le meurtre de Lola avait été à peine perpétré que les
réseaux d’extrême droite s’activaient à aiguillonner l’opinion publique et
transformer l’émotion naissante en obsession identitaire et xénophobe, bien
aidés par la démagogie d’un Cyril Hanouna. Pourtant, c’est peu dire que la
violence sur les enfants ne soulève pas toujours la même vague d’indignation
politico-médiatique. Ces derniers jours, la police était sur les traces d’un
père de famille en fuite, suspecté d’infanticide en Haute-Savoie. Dans le Var,
un petit garçon a succombé sous les coups du compagnon de sa mère, la veille du
meurtre de Lola. Le foyer familial où vivait le bambin avait déjà fait l’objet
d’un signalement à la justice.
Aussi révoltants soient-ils, ces faits suscitent moins
de remous, sans doute parce qu’il apparaît plus facile de s’identifier aux
parents dont l’enfant a été la victime d’une parfaite inconnue. Or la majorité
des crimes et délits sur les mineurs sont commis dans le cercle intrafamilial,
où elles ont augmenté de 10 % en France en 2020, selon le dernier rapport
de l’Observatoire national de la protection de l’enfance. Des chiffres qui
appellent une réflexion sur les politiques de prévention des violences à mettre
en œuvre et les moyens dont elles disposent. À l’opposé des cris d’orfraie de
l’extrême droite, ou des manœuvres d’un ministre songeant déjà à la prochaine
présidentielle, et pas seulement en se rasant.
« De nuit », le billet de Maurice Ulrich.
On pense à Florence au temps des Médicis, à la Rome
des Borgia… À la nuit tombée, un homme enveloppé dans un grand manteau
noir, le visage masqué, se glisse dans les ruelles sombres. Amant ou
conspirateur, il va rejoindre une femme. La rencontre en catimini d’Emmanuel
Macron avec Giorgia Meloni, la nouvelle présidente d’extrême droite, on dit
aussi postfasciste, du Conseil italien, est assurément ridicule. Pourquoi la
rejoindre dans une suite privée d’un hôtel, à 20 heures, sachant que,
aussi discrète soit-elle, l’entrevue serait connue et commentée ? Et elle l’est. On assure même, côté Meloni, que
ce qui devait être un café rapide « s’est transformé en une longue conversation cordiale avec une nette
convergence de vues sur les principaux dossiers européens ». En l’absence de photo officielle, un cliché des deux
politiques, face à face dans la nuit, a été publié sur le compte Twitter du
président de la République. Sans doute ne peut-on ignorer la dirigeante
italienne. Une rencontre officielle, brève et sobre, aurait été claire.
« Réétatisation EDF : vers un démantèlement masqué ? », l’éditorial de Fabien Gay dans l’Humanité.
Au début du mois, le gouvernement, qui détient déjà
84 % des actions d’EDF, a enclenché le processus de réétatisation de
l’entreprise. Il s’agit d’indemniser les 16 % d’actionnaires minoritaires
pour un montant total de plus de 8 milliards d’euros. Pourquoi un tel
choix ? Dans un
contexte de crise énergétique et potentiellement d’approvisionnement, alors que les factures explosent et
plongent de nombreuses familles dans la précarité énergétique, l’avenir de l’entreprise
préférée des Français a de quoi inquiéter.
S’il y a des aspects conjoncturels dans cette crise,
dont la guerre en Ukraine, c’est surtout la libéralisation du secteur de
l’énergie et l’Arenh, système franco-français exigeant d’EDF de vendre à bas
coût une partie de son énergie nucléaire à ses concurrents, qui ont affaibli
considérablement l’entreprise publique historique. Alors que ses capacités
d’investissement ont été amoindries par l’État au fil des années, que les
métiers et les savoir-faire ont été amputés, que la moitié des centrales nucléaires
sont à l’arrêt en raison de tergiversations d’un État sans vision d’avenir,
quel sera le mandat confié au futur PDG d’EDF, Luc Rémont, si les deux
commissions des Affaires économiques du Parlement valident cette nomination ? La création d’un grand service public de l’énergie ou le retour du projet Hercule avec
une privatisation d’une partie des activités ?
Pour mieux comprendre ce projet de démantèlement
d’EDF, il faut revenir quelques années en arrière. En 2019, on apprenait qu’un
projet de vente à la découpe d’EDF se négociait discrètement avec la Commission
européenne. Son nom ? Hercule – l’héroïsme, la réussite des tâches les
plus impossibles… une idée de technocrate en pleine hubris. Le but ? Découper EDF, conserver le nucléaire dans le giron de l’État, et privatiser, en partie
nous disait-on, les énergies renouvelables et quelques autres activités
rentables, dont Enedis. La suite ? Mobilisation des salariés et recul du gouvernement… pour un retour à la charge en 2021 avec un nouveau projet, le « Grand EDF », que
Jean-Bernard Lévy n’aura pas le
temps de mener, fort heureusement, lâché par le président de la République.
Cette réétatisation n’est-elle donc rien d’autre qu’un
retour masqué de ce projet de démantèlement de l’électricien et de désengagement
de l’État ? Récupérer 100 % de ses actions lui permettrait d’avoir les mains libres pour décider seul, sans le pouvoir de nuisance potentiel des
actionnaires minoritaires. Pour l’instant, rien ne filtre, sauf la quasi-régie pour « sauver » de la privatisation
les barrages hydroélectriques. Mais quel avenir pour la filière nucléaire ? Qui du
privé ou d’EDF développera les énergies renouvelables de demain en répondant à une question d’aménagement du territoire ? EDF sera-t-elle scindée en filiales, dont certaines ouvertes aux capitaux privés ?
Il y a là un véritable enjeu démocratique ; un tel
projet ne peut être inséré par voie d’amendement, sans débat global au Parlement. Ce débat doit avoir lieu par un projet de loi plein et entier, mais également avec les salariés et les associations
d’usagers, en toute transparence. Au contraire d’un démantèlement, notre pays
et les usagers ont besoin d’un véritable service public de l’énergie qui
engloberait toutes les sources d’énergie, de la production à la distribution,
et permettrait de sécuriser l’accès à l’énergie et de la reconnaître enfin pour
ce qu’elle est : un bien commun essentiel à la vie de
toutes et tous, sorti des griffes du marché !
QUEL AVENIR POUR LA FILIÈRE NUCLÉAIRE ? QUI DU PRIVÉ OU D’EDF DÉVELOPPERA LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ? EDF SERA-T-ELLE SCINDÉE EN FILIALES ?
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