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jeudi 30 septembre 2021

Il faut un débat national sur la psychiatrie et des moyens enfin à la hauteur !



En souffrance depuis des années, les acteurs de la psychiatrie attendaient beaucoup des annonces du Président de la République, en conclusion des Assises de la santé mentale des 27 et 28 septembre. Avec une hausse de 40% en dix ans de patients suivis, conjuguée à la suppression de dizaines de milliers de lits au cours des dernières décennies, le secteur est au bord de l'implosion. La pandémie de Covid-19 a mis en évidence de nouvelles souffrances liées à l'isolement, aux angoisses de toutes sortes et aux violences intrafamiliales, en pleine explosion.

Le constat est accablant puisque pas moins de 12 millions de Français souffrent de troubles psychiques.

Pourtant, alors qu'il avait promis de faire de ces assises « un moment historique », le président de la République, une nouvelle fois, n'a pas joint aux belles paroles les actes réclamés haut et fort depuis des années. Et pour cause, les professionnels de santé, les psychiatres en particulier, n’ont pas été suffisamment associés à la préparation de ces Assises et aux décisions qui les ont suivies.

En lieu et place d'un ambitieux plan d'urgence de plusieurs milliards, le chef de l'Etat s'est contenté de quelques mesures, très loin des enjeux. L'offre de remboursement des consultations de psychologues, dès l'âge de trois ans, était très attendue, mais, comme le syndicat national des psychologues le craignait, elle sera soumise à une prescription médicale, pour un montant insuffisant de trente euros, passé la première séance remboursée à 40 euros.

La création de 800 postes dans les centres médico-psychologiques, pas plus que les 800 millions d'euros destinés à la recherche sur la santé mentale ne répondent pas à l'ampleur de la crise, marquée par des fermetures exponentielles des structures hospitalières, une véritable misère de l'ambulatoire et une pénurie des psychiatres et de pédopsychiatres.

C'est la raison pour laquelle les communistes, au sein du mouvement Le Printemps de la psychiatrie, réclament notamment l’embauche immédiate, sur des postes de titulaires, des milliers de psychologues qui ont dû renoncer à leur métier. Cela permettrait de répondre à ces nouvelles demandes et de résorber les délais d’attente des CMP.

Ils appellent à un véritable débat national, afin que la société toute entière s'empare des questions de santé mentale. Nous lançons ainsi l'idée d'un tour de France des secteurs avec des débats ouverts dans les villes, pour définir les axes d'une grande loi ambitieuse de refondation du secteur de la psychiatrie.

 

samedi 24 avril 2021

Communiqué du groupe communiste-anti-capitaliste et citoyen



« A la lecture des propos de Monsieur Philippe Guglielmi, nous avons été interpellés et choqués par un déferlement de haine envers François Dechy, Maire de Romainville.

Par ce communiqué, nous tenons à affirmer toute notre solidarité dans la gestion communale.

C’est parce que la nouvelle majorité a voulu rompre avec les méthodes anti-démocratiques que les 35 élus municipaux ont leur place dans le journal mensuel de la ville et que la commission des finances est présidée par un élu de l’opposition.

Ainsi, dans le respect de l’ensemble des électeurs et des habitants, chaque élu du conseil municipal peut exercer son mandat dans de bonnes conditions, en ayant à sa disposition tous les éléments concernant les affaires financières de notre commune. »

Sofia DAUVERGNE -Tony LAIDI- Brigitte MORANNE -Stéphane DUPRE -Issam SAHILI

 

mardi 16 février 2021

Vaccination : Communiqué de la Fédération Nationale des Centres de Santé (FNCS)

 


Montreuil, le 15 février 2021

Communiqué de presse

COVID-19, les épisodes d’inégalité se poursuivent: comment (ne pas) faire de l’équité une priorité C’est avec stupeur et indignation que la FNCS a pris connaissance du mail transmis aux centres de vaccination (dont plusieurs situés dans des centres de santé) par le Préfet de Seine Saint Denis avec des menaces de représailles s’ils n’ouvraient pas la prise de rendez-vous pour les vaccins sur Doctolib. Quelle est la réalité? Ces centres de santé tentent de rétablir un peu d’équilibre entre les populations qui accèdent à la vaccination parce qu’ils constatent des inégalités d’accès criantes parmi les plus de 75 ans ou porteurs de maladies chroniques des quartiers populaires. Alors même que depuis le 18 janvier, les alertes se multiplient quant aux inégalités générées dans l’accès à la vaccination par les plateformes de rendez-vous internet et les systèmes de rendez-vous téléphoniques saturés. Tous les professionnels qui œuvrent dans les centres de vaccination de banlieues populaires le disent et cela est corroboré par les statistiques qui identifient l’origine territoriale des patients : ce n’est pas le public habituel de ces villes qui arrive dans les centres sur ces territoires. Il s’agit, de manière importante, de publics provenant d’arrondissements aisés de Paris ou de banlieues plus chics. Et, comme disent certains, ils sont bien repérables dans les files d’attente. Le manque de vaccin, dans tous les territoires d’Ile de France, a poussé les plus agiles en moyens modernes de communication à prendre rendez-vous loin de chez eux, aidés en cela par les plateformes de prise de rendez-vous. Ainsi, tous les rendez-vous ouverts ont été pris en moins de 48 heures au détriment des populations défavorisées les plus à risque de forme grave de la Covid. Qu’attendons-nous pour en tirer les conséquences? Parce qu’il est aussi de la responsabilité de la République et de ses représentants de tenir la promesse républicaine de l’égalité, notamment dans le domaine de la santé. Plutôt que de lancer des oukases, il faut laisser aux acteurs de terrain la possibilité de compenser les inégalités et profiter de l’arrivée de nouvelles doses pour rétablir l’équilibre en faveur des plus éloignés du numérique. La gestion de cette pandémie et de l’organisation de la vaccination est bien trop importante pour que des considérations d’effet d’annonce de rendez-vous alloués perturbent la protection des populations les plus défavorisées. Nous le savons depuis la première vague, les banlieues populaires paient déjà, un lourd tribu à cette pandémie: populations les plus exposées, travailleurs en première ligne, conditions de logement plus difficiles, pathologies chroniques plus fréquentes donc plus de risque de forme grave de la COVID 19. Une surmortalité a été constatée en Seine Saint Denis alors quoi de plus juste que d’aider à faire tomber les barrières de l’accès aux vaccins en Seine Saint Denis! L’accès limité aux vaccins serait-il une suite logique dans les banlieues populaires? Faisons en sorte que non!

Contacts : Dr Hélène COLOMBANI, Présidente - president@fncs.org – Tél.: 06 68 05 94 20Dr Marie PENICAUD, Secrétaire générale – 01 48 51 56 22FNCS – 3/5 rue de Vincennes – 93100 Montreuil-sous-Bois – Tél. 01 48 51 56 22 – Mail: contact@fncs.org – Site: www.fncs.or

mercredi 20 janvier 2021

Campagne de vaccination : l’Association des Maires de France (AMF) demande une gestion transparente et des directives nationales claires



« Réunie en Comité directeur, le mardi 19 janvier, l’AMF a rappelé l’engagement et la disponibilité des maires pour accompagner l’Etat dans la mise en œuvre de la stratégie de vaccination, en lien avec les professionnels de santé avec lesquels ils nouent des partenariats très opérationnels et efficaces, que ce soit pour organiser des centres de vaccination ou déployer des solutions pour favoriser la vaccination des plus fragiles. 

Afin de garantir la réussite de la vaccination, renforcer le climat de confiance et éviter l’incompréhension des citoyens, l’AMF appelle à une plus grande transparence de la part de l’Etat sur la stratégie de vaccination et demande une information aux maires en temps réel sur les stocks et les calendriers d’approvisionnement des vaccins disponibles dans les centres de vaccination. 

De cela, dépendent, en effet, le calibrage des centres de vaccination, la gestion des prises de rendez-vous et des files d’attente, l’organisation de transports adaptés pour les personnes fragiles, ou encore le déploiement de centres mobiles et d’équipes mobiles de vaccination… »

« …D’une manière générale, l’implication des communes en matière d’organisation des centres de vaccination ne doit pas obérer leur budget et doit faire l’objet d’une compensation intégrale par l’Etat ».