Montreuil, le 15 février 2021
Communiqué
de presse
COVID-19,
les épisodes d’inégalité se poursuivent: comment (ne pas) faire de l’équité une
priorité C’est avec stupeur et indignation que la FNCS a pris
connaissance du mail transmis aux centres de vaccination (dont plusieurs situés
dans des centres de santé) par le Préfet de Seine Saint Denis avec des menaces
de représailles s’ils n’ouvraient pas la prise de rendez-vous pour les vaccins
sur Doctolib. Quelle est la réalité? Ces centres de santé tentent de rétablir
un peu d’équilibre entre les populations qui accèdent à la vaccination parce
qu’ils constatent des inégalités d’accès criantes parmi les plus de 75 ans ou
porteurs de maladies chroniques des quartiers populaires. Alors
même que depuis le 18 janvier, les alertes se multiplient quant aux inégalités
générées dans l’accès à la vaccination par les plateformes de rendez-vous
internet et les systèmes de rendez-vous téléphoniques saturés. Tous
les professionnels qui œuvrent dans les centres de vaccination de banlieues
populaires le disent et cela est corroboré par les statistiques qui identifient
l’origine territoriale des patients : ce n’est pas le public habituel de ces
villes qui arrive dans les centres sur ces territoires. Il s’agit, de manière importante,
de publics provenant d’arrondissements aisés de Paris ou de banlieues plus
chics. Et, comme disent certains, ils sont bien repérables dans les files
d’attente. Le manque de vaccin, dans tous les territoires d’Ile de France, a
poussé les plus agiles en moyens modernes de communication à prendre
rendez-vous loin de chez eux, aidés en cela par les plateformes de prise de
rendez-vous. Ainsi, tous les rendez-vous ouverts ont été pris en moins de 48
heures au détriment des populations défavorisées les plus à risque de forme
grave de la Covid. Qu’attendons-nous pour en tirer les conséquences? Parce
qu’il est aussi de la responsabilité de la République et de ses représentants
de tenir la promesse républicaine de l’égalité, notamment dans le domaine de la
santé. Plutôt que de lancer des oukases, il faut laisser aux acteurs de terrain
la possibilité de compenser les inégalités et profiter de l’arrivée de
nouvelles doses pour rétablir l’équilibre en faveur des plus éloignés du
numérique. La gestion de cette pandémie et de l’organisation de la vaccination
est bien trop importante pour que des considérations d’effet d’annonce de
rendez-vous alloués perturbent la protection des populations les plus
défavorisées. Nous le savons depuis la première vague, les banlieues populaires
paient déjà, un lourd tribu à cette pandémie: populations les plus exposées,
travailleurs en première ligne, conditions de logement plus difficiles,
pathologies chroniques plus fréquentes donc plus de risque de forme grave de la
COVID 19. Une surmortalité a été constatée en Seine Saint Denis alors quoi de
plus juste que d’aider à faire tomber les barrières de l’accès aux vaccins en
Seine Saint Denis! L’accès limité aux vaccins serait-il une suite logique dans
les banlieues populaires? Faisons en sorte que non!
Contacts
: Dr Hélène COLOMBANI, Présidente - president@fncs.org – Tél.: 06 68 05 94 20Dr
Marie PENICAUD, Secrétaire générale – 01 48 51 56 22FNCS –
3/5 rue de Vincennes – 93100 Montreuil-sous-Bois – Tél. 01 48 51 56 22 – Mail:
contact@fncs.org – Site: www.fncs.or

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