La tension retombe au niveau de l'intensité du travail
mais par contre elle devient palpable dans les relations entre collègues, avec
la hiérarchie et les directions. Nous venons par ailleurs d'apprendre que la
fameuse prime ne sera pas versée en mai mais qu'en juin. Nos collègues en CCD
n'ont aucune perspective concrète de titularisation alors qu'ils se sont
dépensés sans compter pendant la période la plus difficile. Et cerise sur la
gâteau, un mes collègues ambulancier dont le dossier a été accepté dans une
école d'infirmier-e-s se voit refuser la prise en charge financière de sa
formation. Son amertume est teintée de colère.
Alors que des lits sont fermés aujourd'hui parce que
nous manquons d'infirmier-e-s, le dispositif de promotion professionnelle
permet d'avoir à disposition sous contrat pendant au moins 5 ans les
professionnels dont les études ont été financées par l'hôpital. Nous voyons
bien ici la perversité des gens qui nous dirigent. Ils créent sciemment une
pénurie de professionnels pour rendre inéluctables les restructurations et les
diminutions de capacités hospitalières. Ils viennent nous expliquer ensuite la
bouche en cœur, ces faux-culs, qu'ils ne sont pas responsables et qu'il n'y a
pas d'alternatives.
Et bien si, une autre politique est nécessaire et
possible. Puisque la vie reprend, nous allons aussi reprendre nos mobilisations
pour obtenir la satisfaction de nos revendications légitimes et qui j'ose le
croire seront soutenues massivement par la population qui nous a applaudi.
Dr Christophe Prudhomme

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