lundi 11 juillet 2022

« Un mensonge », le billet de Maurice Ulrich.



«Pourquoi syndicats et patronat tardent à revaloriser les retraites complémentaires.» Dans un récent numéro, les Échos l’expliquent. Alors qu’il est question d’une revalorisation de 4% des pensions de base, rien ne bouge pour lAgirc-Arrco. Le Medef, à ce stade, refuse dentendre parler de revalorisation anticipée avant les discussions prévues en novembre. La CFDT ne voudrait pas «brûler ses cartouches dans une négociation compliquée pour un gain limité». Alors il est vrai, nous dit-on, que FO regrette que la CFDT et la CFTC n’aient pas voulu précisément pousser dans ce sens. Et la CGT? On ne sait pas. Cest ballot, car en plus de préciser que les réserves des deux complémentaires atteignaient 69 milliards d’euros, elle écrivait déjà, en mars: «Il est indispensable de procéder à un rattrapage des pensions () Il faut aussi les revaloriser. La CGT a demandé louverture d’une nouvelle négociation réunissant organisations syndicales et patronales. Il est impossible d’attendre alors que l’inflation atteint près de 4%… » L’omission des Échos s’appelle un mensonge.

 

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