« La contestation des gens ordinaires ne s’arrêtera pas, car elle est existentielle. » Voilà donc un nouveau
concept avancé par Christophe Guilluy, l’auteur de Fractures françaises (Flammarion),
interviewé par le Figaro, qui résume : le score
de Marine Le Pen témoigne,
selon lui, de la « révolte des classes populaires ». Bien, mais à quoi ressemblent donc les gens
ordinaires ? On peut supposer que, vus d’en haut, du bon côté du périph’, ils pourraient être une sorte de synthèse de
Zézette épouse X avec les Bidochon. Singulièrement, dans le département le
plus pauvre de France, la Seine-Saint-Denis, les électrices et électeurs,
quand bien même l’abstention y
est forte, ont voté au premier
tour pour Jean-Luc Mélenchon à près de 50 % et à moins de 12 % pour
Marine Le Pen. Au second tour, c’est avec leur vote massif pour faire barrage à
la candidate du RN qu’Emmanuel Macron se retrouve en tête avec des scores
allant de 75 à 83 % dans toutes les villes. Les gens ordinaires,
dirait-on, ne se sont pas trompés de révolte.

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