Les prochaines élections régionales et départementales des 20 et 27 juin concernent la vie de chacune et de chacun. En dépendent le nombre et le fonctionnement des crèches, des lycées, des collèges, de certains équipements de santé et d’accueil des personnes âgées, comme des transports publics ; des facilités plus ou moins grandes de pratiquer un sport, d’accéder à des activités culturelles, de bénéficier d’aides ou de logements sociaux. Mais aussi de l’équipement numérique des écoles. Et bien d’autres éléments qui conditionnent la qualité de vie.
Mais le pouvoir et d’autres forces ont
décidé d’utiliser ces échéances pour parachever l’explosion du paysage
politique afin de créer les conditions d’un second tour des élections
présidentielles Macron-Le Pen dont nos concitoyens ne veulent pas. La
valorisation largement pratiquée des idées d’extrême-droite ne favorisant que
cette dernière et sûrement pas l’exigence légitime de nos compatriotes de vivre
en sécurité et libres, dans tous les domaines et tout au long de leur
existence. Tout démocrate devrait s’acharner à déjouer ce terrible scénario par
la promotion de débats fondamentaux. Ne pas le faire reviendrait à préparer un
avenir très sombre.
Les régions ont en effet acquis, avec
les différentes lois de décentralisation et singulièrement depuis la loi de
2015 dite « loi NOTRE », des compétences étendues et cruciales. Notamment dans
le champ économique avec le Schéma régional de développement économique qui
détermine l’utilisation des sommes colossales d’argent public qui transitent
par ces collectivités. Le pouvoir antérieur fit précéder cette loi d‘un
agrandissement-redécoupage des régions visant à les intégrer à l’Union
européenne. Celle-ci leur consacre désormais plus d’un tiers de son budget via
les fonds structurels ! C’est par leur intermédiaire que la Commission
européenne compte déployer son plan de relance pour soumettre nos vies aux
puissances d’argent.
L’enjeu est donc énorme de se doter d’élus
qui veilleront à utiliser cet argent pour qu’il serve le développement
écologique et social des territoires, ou qui mèneront avec les habitants des
combats contre les exécutifs de droite et libéraux. Sinon se perpétueront les
versements à fonds perdus dans la trésorerie des grandes entreprises, sans
droit de regard ou conditionnement de ces aides publiques qui seraient tant
utiles pour créer des emplois nécessaires, durables et bien rémunérés. Tant
utiles à l’innovation, au financement de la transition sociale et
environnementale, à celle de l’agriculture paysanne, à la réindustrialisation
des territoires, à l’entretien des infrastructures et à l’aménagement des
territoires.
Les départements, quant à eux, ont
montré au plus fort de la pandémie une utilité que leur ont déniée les pouvoirs
successifs. Ils ont assuré la continuité de l’aide sociale, médico-sociale, et
celle de nombreux services publics. Par l’exemple, ils ont apporté la preuve de
l’absurdité qui consiste à transférer aux régions comme aux métropoles des
compétences toujours plus importantes au détriment de cet échelon démocratique,
réactif et proche des habitants qui croule sous les transferts de charge non
compensés par l’Etat. Leur vitalité les rend incontournables pour asseoir les
politiques publiques sur l’exigence démocratique. Il est d’importance de les
doter de majorités ou d’élus combattifs, parmi lesquels, là où ils sont
présents, les candidats communistes et associés, au moment où le gouvernement
prévoit avec la loi dite « 3D » (décentralisation, différenciation et
déconcentration) une évolution fédéraliste de notre République par la mise en
concurrence des territoires. Les enjeux sont donc énormes. Raison de plus
d’être aux côtés de nos concitoyens pour ne pas les laisser prisonniers d’une
lecture politicienne de ces scrutins. C’est de leur vie quotidienne dont il
s’agit. Il vaut bien mieux en être que de s’abstenir.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire