Un nouveau virus est
apparu sous la forme d’un stupéfiant tête- à-queue idéologique. Venu de
l’extrême droite, ayant d’abord contaminé Valeurs actuelles, il
a tout naturellement touché le Figaro et d’autres avec de
multiples tribunes qui le combattent : l’antiracisme est devenu « le
racialisme », qui n’est autre qu’un « totalitarisme », auquel le dernier numéro
du Point invite à résister sans faillir, et particulièrement à
son variant le plus pernicieux, la culture « Woke ». Woke, qui vient de wake,
signifie éveillé. Et le Point nous en donne un exemple dans un
article de son envoyée spéciale aux États-Unis. Être woke, écrit-elle, c’est,
comme le chante en 2008 l’artiste hip-hop Erykah Badu, être conscient des
inégalités : « Et si on arrêtait de traiter les gens de nègres, qu’on
ne parlait d’eux qu’avec respect. » C’est donc ça ! Par ailleurs, le
même numéro du Point nous présente sur six pages un
sympathique historique des relations entre papa Le Pen et sa fille Marine,
laquelle est, nous dit-on, « la championne de la laïcité ». Et pas
woke.
lundi 19 avril 2021
« Woke », le billet de Maurice Ulrich.
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