C’est peut-être un variant du trumpisme. Il aurait traversé l’Atlantique, portant avec lui une nouvelle forme d’outrance. On se demande ce qui est arrivé à la secrétaire d’État Olivia Grégoire. Écartant dans le Parisien, il y a quelques jours, toute critique des oppositions sur la gestion de la crise sanitaire, elle y détectait « le virus du ressentiment » qui nourrit « une défiance mortifère pour la politique », jusqu’à « faire le jeu du complotisme ».
Et que dire, interrogeait-elle, des présidents de
région qui voudraient commander eux-mêmes des vaccins ? « La bonne
méthode, est-ce 13 stratégies régionales ou une action européenne
d’envergure avec des garanties ? Les oppositions seraient-elles devenues
antieuropéennes, voire antipatriotiques ? Cette tentation du vide, ce pourrait
être la porte ouverte au chaos. Et aucune démocratie n’est aujourd’hui à
l’abri. » En effet. Avec Olivia Grégoire, on peut être
inquiet. Sinon, rappelons-lui que les accusations de menées anti-France ou
antipatriotiques sont apparues au moment de l’affaire Dreyfus.

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