Retour aux sources
Leader du Parti travailliste britannique
jusqu’à la déroute électorale de décembre 2019, Jeremy Corbyn a été, en un peu
plus d’un an, effacé du paysage. Mais voilà qu’il revient, et de loin il faut
dire : ce lundi, devant la Haute Cour de justice à Londres, il a engagé la
bataille pour obtenir sa réintégration dans le groupe parlementaire du Labour
et restaurer son honneur. Alors qu’il était parvenu à remettre le parti sur les
rails d’une gauche socialiste authentique, après des décennies d’hégémonie
blairiste sociale-libérale, et qu’il avait convaincu des centaines de milliers
de jeunes militants de le rejoindre, ses nombreux adversaires dans les
instances dirigeantes ont instrumentalisé une enquête sur des propos ou des
comportements antisémites dans certaines sections locales pour l’évincer
purement et simplement. Pas suspect d’une quelconque hostilité raciste envers
quiconque, Corbyn reprend par ailleurs le flambeau des luttes pour la justice
sociale et la paix dans le monde.
Ce week-end, en compagnie de Yanis Varoufakis, de
syndicalistes et de dirigeants de la gauche du Labour, il a lancé le mouvement Peace
and Justice Project, qui n’a pas vocation à recruter des membres, mais plus à
fédérer sur les bases d’un programme antilibéral et anti-austérité : enjeux climatiques,
sécurités sociale et économique, démocratisation de la société, médias publics,
accès aux médicaments et aux vaccins, etc. « Le pouvoir de quelques-uns sur le
plus grand nombre repose sur une assise toujours plus fragile »,
encourage-t-il.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire