En ces temps où le monde de la culture est contraint au silence ou au huis clos, on peine à imaginer l’engagement et les initiatives de la ministre Roselyne Bachelot pour faire face à la situation avec une modestie qui l’honore. Mieux vaut faire que faire savoir, comme on le sait et il y a des actions discrètes, au point d’être invisibles, qui, peut-être, demeureront, à jamais inconnues. Pourtant, une de ses décisions a fuité dans les médias.
Attachée comme il se doit à la langue de Racine et Molière et qui
par chance est aussi la nôtre - à peu près -, et à la francophonie, madame
Bachelot aurait installé dans son bureau de la rue de Valois, un petit cochon,
tirelire rose, comme un dernier avatar du kitsch dans l’art contemporain. Toute
personne de son cabinet utilisant un mot anglais doit s’acquitter d’une
pénalité en mettant un euro dans la tirelire et cochon qui s’en dédit. La
ministre elle-même aurait fauté en usant au moins une fois de termes fétiches
de la Macronie comme bottom up et top down, qui veulent dire, croit-on, de bas
en haut et de haut en bas. En bas, on n’a plus de culture, mais en haut on a
des idées.

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