On n’est pas loin du complot, du scandale judiciaire,
du procès néostalinien peut-être. Comment la justice, dans le pays qui est
encore celui des droits de l’homme, du moins on veut le croire, peut-elle
s’égarer au point qu’un procureur en soit à requérir deux ans de prison ferme
contre un homme honnête, en l’accusant d’avoir conclu avec des complices un
pacte de corruption ? Oui, honnête.
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et à ce titre
garant de l’impartialité de l’État au regard des affaires judiciaires, le
sait : « J’ai très souvent Nicolas Sarkozy au téléphone, je l’ai
reçu pour un petit déjeuner récemment, je sais que c’est un
homme qui est honnête, c’est un homme dont toute la vie est vouée à la
politique, donc aux Français. » Mais attention,
Gérald Darmanin est trop respectueux de la justice
pour porter un jugement sur l’affaire en cours. Non non non… C’est juste qu’il
apporte son « soutien personnel » à celui « qui a
beaucoup servi la République ». Et qu’on accuse, tout de même, de s’être
servi.

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