Un sondage reste un sondage mais il est
assez clair pour faire sens. L’horizon politique n’est pas éclairci pour
autant. La France est devant ce paradoxe, lié au rôle écrasant qu’y joue
l’élection présidentielle. Les deux têtes d’affiche qui veulent nous rejouer
2017 n’ont qu’une assise relative dans le pays. Quand 11 % seulement des
sondés se disent d’extrême droite, on nous annonce régulièrement des intentions
de vote pour Marine Le Pen, sans commune mesure. Emmanuel Macron compte
là-dessus.
Il semblerait donc que la politique, comme la nature,
ait horreur du vide. Les hommes et les femmes qui se reconnaissent dans l’idée
de gauche ont en commun nombre d’aspirations, comme l’obligation pour les
entreprises de rendre des comptes, comme le refus de l’accaparement des
richesses et bien d’autres. Mais il y a un véritable écart entre leurs attentes
et l’état des diverses formations se réclamant de la gauche. C’est pourtant à
ces attentes qu’elles ont vocation à répondre et non à des appareils, quels
qu’ils soient, ou à des ambitions personnelles, d’où qu’elles viennent. De tout
cela, il faut ,sans doute, discuter et pas pour 2022, mais pour agir,
aujourd’hui, face à la politique en cours. Pour construire, sans réticences ni
tabous et sans entre-soi. Les débats annoncés à la Fête de l’Humanité, ce
week-end, peuvent y contribuer.

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