La Fête de l’Humanité est le rendez-vous plus incontournable que jamais, à l’heure d’un virus qui a révélé les impasses du capitalisme.
Le coronavirus a été le révélateur et
l’accélérateur de ces impasses. Désormais, c’est une phase nouvelle de la crise
qui s’ouvre, dont la profondeur risque de jeter des millions de personnes dans
l’abîme de la pauvreté et du chômage si elle ne trouve pas d’issues autrement
ambitieuses que les replâtrages du plan de « relance » gouvernemental, qui
distribue sans contreparties l’argent public aux grandes sociétés. Notre
sondage le montre : l’idée, à la base du macronisme, qu’il n’existerait qu’une
seule politique, à la fois « de gauche et de droite », a vécu, tandis que les
aspirations au partage des richesses, à la priorité à l’emploi et à
l’environnement et à un autre usage de l’argent font leur chemin.
Ce sont ces questions et bien d’autres que
la Fête veut mettre en débat, dans le respect des avis contradictoires, même
les plus opposés, et de la diversité de la gauche et du mouvement social et
citoyen qui se donnent à nouveau rendez-vous à la Fête. Quel autre événement
que la Fête de l’Humanité peut organiser la confrontation inédite « projet
contre-projet » du patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, et du secrétaire
général de la CGT, Philippe Martinez (dimanche, 15 heures) ? Et l’échange
sans doute plus fraternel mais non moins exigeant sur les alternatives entre
forces de gauche et écologistes (samedi, 14 h 30) ? Au total, une quarantaine
de débats et une vingtaine d’entretiens attendent les internautes sur les
thèmes les plus variés (féminisme, climat, antiracisme, santé, démocratie,
communisme…), sans compter la trentaine de concerts et, pour les plus chanceux
qui vivront la Fête dans ses lieux, la braderie solidaire avec le Secours
populaire, la rencontre avec les auteurs de l’Espace-livres… Pour une Fête pas
comme les autres, mais fidèle à son esprit ouvert et rebelle.
Ah, la rentrée serait tellement plus
tranquille sans la Fête de l’Humanité ! Avec le Covid-19 et les restrictions
sanitaires si contraires au partage et au rapprochement fraternel qui sont
l’essence même de la Fête, elle a bien failli ne pas se tenir. N’en déplaise à
ceux que les idées qu’elle véhicule et le journal qui l’organise dérangent, la
Fête s’ouvre ce vendredi, et c’est un grand air de changement qui va souffler
dans la morosité de ces temps de crise. Tout appelle à des solutions neuves que
le capitalisme, dans sa course aux profits sans but ni sens, s’avère incapable
d’inventer et de mettre en œuvre.

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