Plus c’est pourri, meilleur c’est. En ces temps de crise sanitaire et économique, on apprend que ce sont les junks, littéralement les « déchets » ou fonds pourris, donc, qui rapportent le plus. Les liquidités déversées par les banques centrales et particulièrement la Fed pour les États-Unis et la BCE pour l’Europe ont dopé les emprunts les plus risqués concernant les entreprises ou les groupes dégradés par les agences de notation.
Aux États-Unis, les junks avaient atteint
274 milliards de dollars en août, soit plus que le niveau de toute l’année
2019. En Europe, ils passeraient plus de 100 milliards d’euros. La Fed comme la
BCE ne sont pas absentes de ce marché en acceptant le dépôt par les banques de
ces titres pourris en garantie. Évidemment, il y a un petit problème. On estime
actuellement à plus de 10 % la faillite des entreprises concernées par ces
emprunts dans les mois à venir et pour commencer. Les salariés paieront pour
toute cette pourriture. On pense aux mots de Victor Hugo : « Bon
appétit, messieurs », Ô financiers intègres.

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