« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. » C’est la première phrase de l’un des romans les plus singuliers de la littérature française, sculpté comme un magnifique bijou barbare par Flaubert, Salammbô. Allez savoir quelle mouche étrange l’a piqué mais c’est ce chef-d’œuvre que le zélote macronien qu’est l’essayiste Mathieu Laine, chroniqueur au Figaro, a choisi de nous raconter.
Et pourquoi ? Pour évoquer « l’ensauvagement » de
notre société tel que Flaubert déjà l’aurait annoncé en son temps, tout en
parlant déjà du nôtre. « On voyait derrière tous les autres des hommes
à profil de bête et ricanant d’un rire idiot »… Ce serait là, à bien
suivre l’essayiste halluciné, un reflet de ce qui se passerait dans certaines
zones du territoire aujourd’hui, et donc Gérald Darmanin, comme Flaubert en
quelque sorte, aurait pris le bon chemin pour régler le mal « en jetant
un regard lucide sur le pays ». Flaubert, dans un passage de son
roman, parlait des « mangeurs de choses immondes ». Mathieu
Laine a dû en goûter.

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