En saluant « l’union
des femmes derrière le mouvement #MeToo », Marlène Schiappa, passée du
secrétariat d’État à l’Égalité hommes-femmes au poste de ministre déléguée à la
Citoyenneté, a-t-elle voulu adresser un message à son ministre de tutelle,
Gérald Darmanin ? Peut-être.
On peut toutefois
s’étonner de ce qu’elle se soit félicitée de son bilan. Sans doute n’en
est-elle pas en tout point responsable mais on n’a pas vraiment l’impression
qu’elle ait réellement fait progresser les salaires féminins, la situation des
plus précaires qui vont être directement frappés par la réforme de
l’assurance-chômage, celle des femmes de ménage dans les grands hôtels après
avoir affirmé qu’elle était « de leur » côté à l’occasion des grèves dans ce
secteur qui ont fait l’actualité.
Elle a en revanche, lors
de sa prise de fonction, énoncé une certaine conception de la réussite, au
moins de la sienne : « J’aimerais dire à toutes les jeunes filles de
17 ans qui nous écoutent qu’après énormément, énormément de travail
pendant vingt ans, peut-être qu’elles pourront aussi devenir ministres. »

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