L’organisation des marchés de l’électricité ne
fonctionne pas et la Cour des comptes en a convenu ce mardi. Que le gendarme de
la rigueur budgétaire s’aperçoive enfin de l’ineptie de la loi Nome de 2010,
qui instaure l’ouverture du marché de la distribution de l’électron, relève en
soi de la bonne nouvelle. Mieux vaut tard que jamais. Les syndicats avaient
prévenu il y a douze ans de sa nocivité. L’organisation du marché « n’est plus ni lisible ni pilotable », souligne
la Cour dans son rapport de 268 pages. Le
tarif réglementé de vente ne protège plus les consommateurs des emballements
des marchés de gros. L’Arenh (la mise à disposition d’une partie de
l’électricité nucléaire à moindre prix aux opérateurs privés) a été dévoyé même
s’il a permis de couvrir les coûts de production d’EDF. Le « mécanisme de capacité », répartissant
le courant en cas de pics de consommation entre grandes entreprises
consommatrices, a engraissé ces dernières. En revanche, la Cour des comptes ne va pas jusqu’à prôner un
retour au service public de l’énergie. Encore un effort !
mercredi 6 juillet 2022
« La Cour des comptes met les doigts dans la prise », le billet de Stéphane Guérard
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