Écrivain prolifique et pas totalement dénué de talent, Patrick Besson est
aussi chroniqueur dans la presse hebdomadaire, sensible à l’air du temps. Ainsi
s’étonne-t-il, dans son dernier opus, de la frilosité des éditeurs à l’égard de
celui qu’il définit comme un collabo poète, Robert Brasillach. Alors que ce
dernier était publié en poche en 1963, « plus aucune collection de poche n’accepterait de nos jours l’auteur fasciste », et « c’est d’autant plus troublant que ses idées d’extrême droite, qui lui valurent le peloton d’exécution en 1945, se font une place de plus en plus confortable dans
l’opinion française ». Il est vrai, comme le note Patrick Besson, que ses
romans ne sont pas d’emblée politiques. À l’exception du dernier, les
Sept Couleurs, dont le héros devient fasciste. Robert Brasillach fut
pendant l’Occupation le rédacteur en chef du journal pronazi Je suis
partout, réclamant la mort des ministres d’avant Vichy et invitant à se
séparer des juifs, « cette racaille pouilleuse, ces parasites », et à « ne pas garder de petits ». Poétique, Patrick Besson ?
mardi 5 avril 2022
Collabo poète, le billet de Maurice Ulrich.
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