Depuis Platon, peu de philosophes se sont rêvés rois. Conseillers, tout au plus. Ça n’a jamais marché fort. Gaspard Koenig, idéologue de l’État minimal, a décidé, lui, de se porter candidat à la présidence de la République après avoir parcouru pendant quelques mois la France à cheval. On ne voit pas le rapport mais, pourquoi pas, quand bien même il n’a pas franchi à ce jour la barre des 0 %. Il ne manque pas d’idées. Ainsi, dans la chronique régulière que lui offrent les Échos, il fait un éloge vibrant d’un acte devenu, selon lui, militant, « la poignée de main ». Cela, pour rétablir, « au mépris des consignes gouvernementales, une forme d’humanité partagée ». C’est un rebelle ! Sinon, les Échos précisent que, depuis qu’il est candidat, ils ne lui demandent plus que des chroniques distanciées, qu’ils ne soutiennent pas sa candidature et lui laissent l’entière responsabilité de ses propos. Encore quelques pensées de ce niveau et, dans quelques jours, ils ne le reconnaîtront même plus dans la rue pour lui serrer la main.
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