lundi 27 septembre 2021

« Poli », le billet de Maurice Ulrich.



Il y met tellement de bonne volonté qu’il en est presque touchant. Dans le Journal du dimanche, Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, dont le rôle essentiel dans la conduite des affaires n’a échappé à personne de ses proches, entend nous en convaincre. Non, l’Europe ne se laisse pas faire et la France encore moins. Ainsi, pour la crise des sous-marins qui a été, dit-il, un bon exemple : « Elle a montré que la solidarité entre États membres est désormais un réflexe. Assez rapidement, au plus haut niveau, de nombreux pays se sont exprimés. » Cinq jours pour la présidence de l’Union. Assez rapidement mais quand même « un certain temps ». Mais là où Clément Beaune polit avec talent sa langue de bois, c’est au sujet de l’Otan que, non, le président ne songe absolument pas à quitter : « Ce sont de pures inventions. Ce que le président a permis d’initier, c’est une réflexion de fond sur l’autonomie stratégique de l’Europe. » Sous commandement américain. Touchant, un brin pathétique aussi.

 

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