« On ne danse pas au son des meurtres et des incendies. » Mais quels meurtres ? Dans une tribune du Journal du dimanche, en vis-à-vis celle de Nicolas Bonnet Oulaldj, élu PCF de Paris, Rudolph Granier, conseiller LR, fait plus que le laisser entendre. Ce seraient ceux de la Commune, laquelle a jeté « les ferments d’un populisme dévastateur », et donc, « nous n’avons pas à jouer avec le révisionnisme heureux que nous proposent les communards 2021 ». Il s’agit, assure-t-il, d’histoire et non d’idéologie, « sans arrière-pensées politiques ». Bien sûr. À l’évidence, les convulsions de rage du vieux monde à la vue du drapeau rouge qu’évoque l’élu communiste ont laissé des séquelles. Mais pour faire un peu d’histoire, précisément et sans idéologie, rappelons à l’élu LR de Paris que, s’il est vrai que six exécutions sont reprochées à la Commune, la répression versaillaise a fait, selon les sources, entre 10 000 et 30 000 morts. Il n’y a pas de quoi danser, sauf au son d’une forme de chanson négationniste.

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