vendredi 19 juin 2020

" Faire vivre Romainville autrement " (Robert Clément)




Élire une équipe municipale est une affaire sérieuse, à Romainville,  comme ailleurs. Elle ne peut s’accommoder d’attaques personnelles, d’irrespect, d’intolérance, de discours guerriers. Ce n’est pas un jeu, fut-il celui des « 7 erreurs ». Ce registre ne sera jamais le mien. Ce n’est pas ma conception du débat démocratique.

Au fond de quoi s’agit-il ? Des élu-e-s sortants, aux manettes depuis plus  de vingt ans, doivent nécessairement, rendre des comptes sur leur  bilan. Au premier tour, ils ont tenté de prendre leurs distances avec lui, pour apparaître, sans doute, comme ceux du renouvellement. La tête de liste ayant pris soin de partir en 2017 pour revenir en 2020. Changement de pied pour le 28 juin, avec le renfort de celle avec laquelle  ils ont géré la ville, acceptant sans sourciller tous les projets, toutes les délibérations.

Alors les choses étant ce qu’elles sont, comment peuvent-ils s’étonner de  voir « les seuls prétendants au renouveau, rassemblés dans la liste « Autrement Romainville à vivre » porter un jugement critique sur 20 années de gestion, en étant porteurs, avec sa tête de liste François Dechy, de propositions alternatives ? Être soupçonnés de n’être animés que par la conquête du pouvoir par celles et ceux qui le possèdent, sans partage, depuis tant d’années est risible, pour ne pas dire davantage.

Je m’attacherai donc, dans ce propos, à évoquer ce qu’attendent une majorité de nos concitoyens : Parler bilan et projet. Je tente de m’y  employer dans deux domaines : La démocratie, et l’aménagement. La démocratie locale doit être au cœur de tous les projets, de toutes les décisions. Or qu’en est-il ? Le budget municipal, qui constitue  l’acte principal d’une collectivité locale n’a jamais fait l’objet de présentation publique, de concertation sur les choix à opérer. 

On nous a régulièrement fait l’apologie des ateliers urbains qui auraient été le summum de la démocratie locale. Or, en quoi ont-ils consisté ? Un architecte désigné par un promoteur immobilier, entouré d’une kyrielle de techniciens, présente son projet et de belles maquettes. Puis la parole est donnée aux personnes présentes. Si l’une d’elle s’aventure à poser une question dérangeante, elle est aussitôt renvoyée dans les cordes. Au bout du compte, mise à part quelques modestes modifications, le projet du promoteur sort comme il est entré. 

Pas moins de 15 modifications du Plan Local d’Urbanisme ont ainsi été présentées au vote du Conseil municipal. Les Conseils de quartiers ont été purement et simplement, supprimés en 2007. Jamais nous n’avons retrouvé la parole, « la vraie vie » des habitants dans le magazine municipal. Pas même un courrier des lecteurs. Aucun compte-rendu des débats du Conseil municipal en 20 ans !                                                   
Quant au respect de l’opposition, indispensable en démocratie, sa parole a été totalement absente, mise à part les 1200 signes accordées aux deux groupes, dans leurs tribunes. Légalité oblige ! Les sommets seront atteints lorsqu’en juillet 2015 apparaissaient les photos des seuls élu-e-s de la majorité. Du jamais vu ! Dans ce qui est appelé – un journal d’informations municipales – 8 élu-e-s n’étaient donc pas considéré-e-comme des conseiller-e-s au même titre que celles et ceux appartenant à la majorité. Quel que soit la liste sur laquelle, elles, ils figuraient, elles, ils, étaient toutes et tous des élu-e-s du suffrage universel.

Je tiens à l’exprimer avec toute ma détermination, selon la République, les détenteurs du pouvoir sont nommés par d’autres moyens que l’hérédité, c’est-à-dire par le peuple ou une partie de celui-ci. De là, la notion de souveraineté populaire. J’ajoute, je l’avais écrit à l’époque, que moins de 50% des votants s’étaient exprimés en faveur de la liste majoritaire, en mars 2014. Une décision approuvée par tous les candidat e-s sortants qui aujourd’hui se représentent à nos suffrages et dont les photos apparaissent dans le dernier magazine de mai-juin. Tels sont les faits ! Il est grand temps, je crois, de changer « d’ère », de replacer les citoyens au centre de toutes les décisions et de partager le pouvoir avec eux. Ce sont ces principes que nous retrouvons dans les propositions des candidat-e-s de la liste « Autrement Romainville à vivre ».

Permanences « Mairie » aux Bas-Pays et aux Trois Communes ;

S’appuyer sur les différents bâtiments municipaux afin de favoriser l’accessibilité des services et aux droits.

Un élu référent pour chaque quartier et installation du Conseil municipal, par rotation, dans les différents quartiers.

Observatoire Citoyen des engagements municipaux, composé de citoyens tirés au sort afin d’évaluer la mise en œuvre des propositions en lien avec les élu-e-s.

Conseils citoyens thématiques et participation de tous les habitants y compris les étrangers non communautaires aux instances de concertation locale.

Respecter et renforcer les droits de l’opposition, en renouvelant la conception du débat politique et l’action municipale en agissant en lien avec l’opposition.

Audit sur les perspectives de gestion des services de Romainville.

Faire du journal municipal un magazine favorisant l’expression libre. 

Constitution d’un comité de rédaction, rassemblant élu-e-s et citoyens. 

Veiller à l’expression de tous, en intégrant les élu-e-s de l’opposition. 

Poursuivre ou changer, tel est le choix qu’auront à faire nos concitoyens le 28 juin 

En matière d’aménagement et d’urbanisme, nous ne trouvons aucune ligne directrice. Au fil du temps la ville é été vendue aux promoteurs. Les grues ont envahi le paysage. Les espaces publics ont été grignotés par une densification défigurant « le village ». Un clin d’œil sur « le retour au passé » dont est accusée la liste « Autrement Romainville à vivre ».
Vous êtes sans doute passé sur l’Autoroute A3, en allant vers Roissy. Regardez bien sur votre droite. Vous y verrez, donnant sur la couverture (les fameux talus Nord) ce que l’on a osé appeler un « signal », pour y reloger les locataires de la cité Charles de Gaulle, dans un programme de Bouygues. Vous ne vous trompez pas, il donne en partie sur la couverture de l’autoroute A3. Il paraît qu’il s’agit d’un repère physique afin d’affirmer le renouveau du quartier…

Il y a 30, 40 ou 50 ans les habitants qui longeaient cette fameuse A3 se sont mobilisés pour obtenir des murs antibruit, puis la couverture de l’autoroute. Ce qui fut fait à Bagnolet et en partie à Romainville grâce aux financements de la Région et du Département. Et voilà qu’on n’a trouvé rien de mieux que de construire en bordure de cette couverture un bâtiment de 11 étages. À qui fera-t-on croire que les résidents n’entendront aucun bruit, fenêtres ouvertes, et qu’ils ne seront aucunement victimes de la pollution. Un retour de 50 ans en arrière ! La liste conduite par François DECHY propose :


Un moratoire sur les projets en cours d’instruction

La définition d’un plan d’action concerté en matière d’urbanisme

Une opposition aux projets qui porteraient atteinte au développement de l’emploi sur le territoire.

Penser les opérations d’aménagement en lien avec les besoins d’équipements et de services publics afin de les adapter aux évolutions du nombre d’usagers.


Ainsi, le choix qu’auront à effectuer les électrices et les électeurs de notre ville est clair : Soit, accorder aux sortants et à leur bilan un délai supplémentaire de 6 années, soit, faire en sorte que Romainville commence le 28 juin, à vivre autrement !






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