Le chien de Pavlov n’était pas celui de la pavlova,
qui est le nom d’une pâtisserie créée en hommage à une célèbre danseuse russe
des premières décennies du XXe siècle. Non, le chien en question reste attaché
au nom d’Ivan Pavlov, le scientifique russe qui, vers la fin du XIXe siècle, réalisa une série d’expériences sur ce que l’on a appelé par la suite les réflexes conditionnés. C’est assez connu. Habitué à entendre une sonnette annoncer le repas, un chien se
met à saliver dès qu’il entend la sonnette, quoi qu’il en soit. Ainsi
peut-on entendre depuis plusieurs jours parler des votes pavloviens à venir des
députés de la Nupes (ce qui, en plus, fait un peu russe, voire soviétique), qui
seraient déterminés à voter non, par pur réflexe, à tout texte qui leur serait
présenté, quel qu’en soit le contenu. C’était utile pour bien comprendre de
préciser ce qu’il en est, quand bien même on se demande qui est vraiment, avec
cette insistance, dans la situation du chien de Pavlov, de garde,
accessoirement.
mercredi 13 juillet 2022
« Pavloviens », le billet de Maurice Ulrich.
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