mercredi 13 juillet 2022

« Pavloviens », le billet de Maurice Ulrich.



Le chien de Pavlov n’était pas celui de la pavlova, qui est le nom d’une pâtisserie créée en hommage à une célèbre danseuse russe des premières décennies du XXe siècle. Non, le chien en question reste attaché au nom d’Ivan Pavlov, le scientifique russe qui, vers la fin du XIXe siècle, réalisa une série dexpériences sur ce que lon a appelé par la suite les réflexes conditionnés. Cest assez connu. Habitué à entendre une sonnette annoncer le repas, un chien se met à saliver dès quil entend la sonnette, quoi qu’il en soit. Ainsi peut-on entendre depuis plusieurs jours parler des votes pavloviens à venir des députés de la Nupes (ce qui, en plus, fait un peu russe, voire soviétique), qui seraient déterminés à voter non, par pur réflexe, à tout texte qui leur serait présenté, quel qu’en soit le contenu. C’était utile pour bien comprendre de préciser ce qu’il en est, quand bien même on se demande qui est vraiment, avec cette insistance, dans la situation du chien de Pavlov, de garde, accessoirement.

 

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