Et pendant ce temps-là… Les entreprises lavent plus
vert. Le ministère de l’Économie et des Finances a même créé en 2015 un label,
l’ISR, pour Investissement socialement responsable. L’objectif ambitieux vise
à concilier « performance économique et impact social et environnemental en finançant les entreprises
qui contribuent au développement durable dans tous les secteurs d’activité », afin de constituer « un repère unique pour les épargnants souhaitant participer à une économie plus durable ». Dommage que la réforme du label actuellement en
cours revienne sur la décision d’imposer aux fonds concernés l’exclusion de
certains secteurs d’activité comme le charbon et d’autres énergies fossiles tel
le gaz de schiste… Le Medef, nous apprennent les Échos, n’y est pas
favorable, les mesures d’exclusion pourraient peser, selon le président d’une
société de gestion, sur la diversification des fonds et leurs performances, et
enfin elles pourraient stigmatiser un géant comme Total-Energies, présent dans
19 % des fonds
d’action de l’ISR. Il ne faut pas confondre le vert à moitié plein et le vert
aux trois quarts vide.
mardi 21 juin 2022
« Vert et vert », le billet de Maurice Ulrich.
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