Yannick Jadot confirme dans un entretien au Figaro qu’il
est bien sur le pied de guerre. « Les discours de paix sont des
discours d’abandon des Ukrainiens. » Ils renverraient selon lui à « une tolérance à l’égard des régimes dictatoriaux parce qu’ils sont antiaméricains ». Pas seulement la Russie de Poutine donc, mais les
régimes dictatoriaux en général ? Lesquels ? Et qui tolère quoi ? Dans l’ivresse, le candidat écologiste a remisé le
pacifisme vert au magasin des antiquités pour adopter le langage orwellien
dans 1984 : « La paix c’est la guerre. » On peut entendre qu’il veuille, en quoi il n’est
pas le seul, apporter son soutien, sans trop de risques tout de même, à la
résistance des Ukrainiens contre l’invasion, qu’il ne puisse, comme il le
dit, « imaginer que les Français ne soient pas à leurs côtés ». Mais ce serait les
abandonner que faire monter partout, dans le monde, à Paris, Londres,
Washington, Pékin, Moscou, oui, Moscou, Saint-Pétersbourg, où le régime veut
les étouffer, les voix de la paix ?
jeudi 10 mars 2022
« Orwell 2022 », le billet de Maurice Ulrich.
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