mardi 30 novembre 2021

« Avec flamme », le billet de Maurice Ulrich.



C’est bien d’aller voir le pape. On se souvient que Nicolas Sarkozy en avait retenu que les prêtres étaient mieux placés que les instituteurs pour apprécier la différence entre le bien et le mal, ce qui était, comme on l’a su par la suite, un peu approximatif. Emmanuel Macron, qui s’est rendu au Vatican, l’a vu la semaine passée, pour un entretien que l’on dit chaleureux. On ne sait pas vraiment pourquoi, sauf à penser qu’il se servirait de François dans sa campagne électorale de non-candidat pour rassurer l’électorat catholique français, un peu secoué ces temps-ci. Il a tiré toutefois de cette rencontre une grande idée : « L’Europe est face à un défi civilisationnel, comparable à celui qu’elle a connu à la fin du Moyen Âge et auquel elle a répondu par la Renaissance. » On sait comment l’Église y a joué son rôle avec Galilée, ou encore avec Giordano Bruno et quelques autres, en y mettant toute sa flamme. Mais c’est passé, ne soufflons pas sur les braises. Dans l’Église d’aujourd’hui il n’y a « que » les femmes qui attendent la renaissance.

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