Mon
soutien à Raquel GARRIDO ET Tony LAÏDI (Robert Clément)
Celles
et ceux qui me connaissent, et parfois me lisent, n’auront pas été surpris par
mon choix en faveur de Tony LAÏDI pour les élections départementales des 20 et
27 juin, que j’avais exprimé dans deux écrits précédents. À une dizaine de
jours du premier tour, je souhaite vous faire part de quelques une des raisons
qui motivent ma décision. D’abord, je considère que le vote en faveur de Raquel
GARRIDO et Tony LAÏDI se situe dans la continuité de mon soutien en faveur de
la liste « Autrement-Romainville à Vivre » lors du scrutin municipal
de l’an dernier. Cette liste avait, en effet, reçu le soutien de différents mouvements
et partis politiques. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’était « Autrement »,
« Europe Écologie Les Verts » « le PCF »
« Génération.s », et la « France Insoumise ». Or, il se
trouve que Tony LAÏDI se présente aux côtés de Raquel GARRIDO, pour la France
Insoumise, l’une des composantes de la majorité municipale de notre ville. Ainsi,
je situe mon choix comme le prolongement naturel de la position qui a
été la mienne il y a un an. Je connais Tony LAÏDI. C’est un homme passionné, courtois,
à l’écoute et attentif à la parole de toutes et tous. Adjoint de François
Dechy, et chargé de la jeunesse et des sports, il assume cette responsabilité
avec un grand esprit d’ouverture et de loyauté, fidèle qu’il est, aux
engagements pris devant les électrices et les électeurs, en juin 2020. Tony est
profondément attaché à l’union et au rassemblement des composantes de la gauche
et des écologistes, dans le respect de
chacun(e) composantes de la majorité municipale. Alors que dans trois ans se
tiendront les Jeux Olympiques et Para-Olympiques, qui devraient constituer un
accélérateur de projets et d’ambitions pour les habitants, la jeunesse et les
sportifs, la présence au Conseil départemental,
de Tony LAÏDI, avec ses connaissances et sa riche expérience serait, je
crois, un apport, un atout d’une grande richesse.
Par
ailleurs je suis toujours très attentif aux idées et propositions, le plus
souvent pertinentes, portées par des candidat.e.s, de gauche en matière de
santé, d’égalité des droits, d’accueil de la petite enfance, de solidarité, de
transports, d’écologie sociale, d’emploi, de logement, de culture ou bien
encore de sport… Il n’est nullement dans mon intention de douter de la
créativité et de l’inventivité de ces élu.e.s. Ils en ont fait preuve dans la
crise sanitaire que nous venons de vivre. Cependant un volet manque la plupart
du temps dans cet énoncé. Celui des
moyens dont dispose le département pour mettre en œuvre ces politiques. C’est
pourtant une évidence. Pendant que des centaines de millions d’euros sont
accordées aux grandes entreprises, les collectivités territoriales sont mises au
régime sec, alors qu’en grande partie, les investissements dépendent d’elles.
L’État est redevable de deux milliards d’euros au département de la Seine-Saint-Denis
au titre des dépenses sociales, particulièrement pour le Revenu de Solidarité
Active (RSA), qui voit le nombre d’allocataires exploser. Le gouvernement a
annoncé une expérimentation pour le département. C’est un premier pas.
Cependant, au nom de la solidarité nationale, cette mission doit redevenir
celle de l’État. C’est cette parole que
porteront Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI à l’Assemblée départementale.
Le
31octobre 2019, le premier ministre
d’alors, rendait visite au département. Celui-ci avait dévoilé, en grande
pompe, un plan d’action. Le chef du gouvernement avait dévoilé 23 mesures pour
« venir en aide au département », après la parution d’un rapport
parlementaire qui pointait les inégalités et les défaillances de l’État en
Seine-Saint-Denis, en matière d’éducation, de justice et de sécurité. Un an
après, le 25 septembre 2020, c’est au tour de Jean Castex de nous rendre
visite, accompagné de plusieurs ministres pour annoncer quelques bribes du
« plan d’action » promis par son prédécesseur. Chacun.e en
conviendra, il est temps de passer de la parole aux actes. C’est ce que n’ont
cessé d’exiger les conseiller.e.s communistes. Avec elles et eux, Tony LAÏDI
portera la voix des habitants de notre ville.
Depuis
de nombreuses années, les services publics n’ont pas été épargnés. Au nom de la
réduction de la dépense publique, nombre de services publics de proximité ont
disparu du paysage. Notre ville, en quelques années, a vu disparaître la
recette-perception, le centre d’accueil de la sécurité sociale, l’antenne de
Pôle-Emploi. Pour être « plus efficaces » nous disaient leurs
auteurs. Comment parler d’efficacité pour nos concitoyen.nes qui exigent
davantage de proximité et d’humanisme dans leur vie quotidienne ? Les
conseiller.e.s départementaux ou régionaux ont comme devoir, j’en ai la
conviction, de défendre, en toutes circonstances, les intérêts des populations,
et cela quelle que soit la couleur politique des gouvernements, à l’origine de
ces décisions. Je prends l’exemple des fermetures successives des points
d’accueil de la sécurité sociale. En 2015, les centres de Drancy, du
Blanc-Mesnil et de Neuilly-sur Marne
avaient fermé leurs portes. En 2021, la fermeture de trois autres est annoncée :
Bondy, Pantin et Les Lilas. Dans les deux cas, ces mesures réclament la
réprobation et le refus des conseiller.e.s du département, en 2015 comme en
2021. Les services publics de proximité ont fait la preuve de leur efficacité,
ils méritent d’être défendus et développés. Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI le
feront.
Ces
vingt dernières années, les collectivités territoriales et particulièrement les
départements ont connu de multiples attaques. Aujourd’hui on se fait plus
discrets du côté des pourfendeurs de l’échelon départemental. Emmanuel Macron a
dû renoncer à leur suppression, pourtant programmée pour 2020. Cependant, les très
nombreux naufrageurs des départements n’ont pas renoncé, loin s’en faut. J’ai
toujours été de ceux qui ont défendu la pertinence de l’échelon départemental.
Par conservatisme ? Par refus du renouvellement ? Par
immobilisme ? Non, tout simplement parce que le département demeure le
seul espace pertinent pour assumer ses
responsabilités, particulièrement dans le domaine social, et traiter de manière
égalitaire tous les habitants. Les différents « mécanos
institutionnels » ont imaginé plusieurs scénarios. Les collèges à la
région, qui aurait eu à gérer 1159 établissements avec les lycées dont elle a
la charge ? À la future métropole ? Et les affaires sociales ?
Aux intercommunalités, devenues territoires ? Alors qu’on nous répétait à
tout bout de champ que cette réforme visait à réduire les inégalités, elles
n’auraient fait que les aggraver. Ces territoires, ne disposant pas des mêmes
moyens, leurs politiques auraient été forcément différentes. Une fois encore,
ce sont les plus modestes qui en auraient fait les frais. Ne nous cachons pas derrière
notre petit doigt, avec l’échéance de 2022, les débats vont rebondir et avec
eux, le retour de celles et ceux qui souhaitent voir les départements de la
petite couronne parisienne disparaître à tout jamais. Comme un air du
« défunt département de la Seine » des années 60 ! Ouvert.e.s au
débat, vous pourrez compter sur la vigilance de Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI.
Je les assure de mon total soutien comme celui que j’apporte pour les élections
régionales à la liste conduite par Clémentine AUTAIN, et sur laquelle figurent
Christophe PRUDHOMME ET Brigitte MORANNE.
Comme l’a écrit Émile
ZOLA : « Lorsque l'avenir est sans espoir, le présent prend une
amertume ignoble ».

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