mardi 8 juin 2021

 


Mon soutien à Raquel GARRIDO ET Tony LAÏDI (Robert Clément)

Celles et ceux qui me connaissent, et parfois me lisent, n’auront pas été surpris par mon choix en faveur de Tony LAÏDI pour les élections départementales des 20 et 27 juin, que j’avais exprimé dans deux écrits précédents. À une dizaine de jours du premier tour, je souhaite vous faire part de quelques une des raisons qui motivent ma décision. D’abord, je considère que le vote en faveur de Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI se situe dans la continuité de mon soutien en faveur de la liste « Autrement-Romainville à Vivre » lors du scrutin municipal de l’an dernier. Cette liste avait, en effet, reçu le soutien de différents mouvements et partis politiques. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’était « Autrement », « Europe Écologie Les Verts » « le PCF » « Génération.s », et la « France Insoumise ». Or, il se trouve que Tony LAÏDI se présente aux côtés de Raquel GARRIDO, pour la France Insoumise, l’une des composantes de la majorité municipale de notre ville. Ainsi, je situe mon choix comme   le prolongement naturel de la position qui a été la mienne il y a un an. Je connais Tony LAÏDI. C’est un homme passionné, courtois, à l’écoute et attentif à la parole de toutes et tous. Adjoint de François Dechy, et chargé de la jeunesse et des sports, il assume cette responsabilité avec un grand esprit d’ouverture et de loyauté, fidèle qu’il est, aux engagements pris devant les électrices et les électeurs, en juin 2020. Tony est profondément attaché à l’union et au rassemblement des composantes de la gauche et des écologistes, dans  le respect de chacun(e) composantes de la majorité municipale. Alors que dans trois ans se tiendront les Jeux Olympiques et Para-Olympiques, qui devraient constituer un accélérateur de projets et d’ambitions pour les habitants, la jeunesse et les sportifs, la présence au Conseil départemental,  de Tony LAÏDI, avec ses connaissances et sa riche expérience serait, je crois, un apport, un atout d’une grande richesse.

 

Par ailleurs je suis toujours très attentif aux idées et propositions, le plus souvent pertinentes, portées par des candidat.e.s, de gauche en matière de santé, d’égalité des droits, d’accueil de la petite enfance, de solidarité, de transports, d’écologie sociale, d’emploi, de logement, de culture ou bien encore de sport… Il n’est nullement dans mon intention de douter de la créativité et de l’inventivité de ces élu.e.s. Ils en ont fait preuve dans la crise sanitaire que nous venons de vivre. Cependant un volet manque la plupart du temps  dans cet énoncé. Celui des moyens dont dispose le département pour mettre en œuvre ces politiques. C’est pourtant une évidence. Pendant que des centaines de millions d’euros sont accordées aux grandes entreprises, les collectivités territoriales sont mises au régime sec, alors qu’en grande partie, les investissements dépendent d’elles. L’État est redevable de deux milliards d’euros au département de la Seine-Saint-Denis au titre des dépenses sociales, particulièrement pour le Revenu de Solidarité Active (RSA), qui voit le nombre d’allocataires exploser. Le gouvernement a annoncé une expérimentation pour le département. C’est un premier pas. Cependant, au nom de la solidarité nationale, cette mission doit redevenir celle de l’État.  C’est cette parole que porteront Raquel GARRIDO  et Tony LAÏDI  à l’Assemblée départementale.

 

Le 31octobre 2019,  le premier ministre d’alors, rendait visite au département. Celui-ci avait dévoilé, en grande pompe, un plan d’action. Le chef du gouvernement avait dévoilé 23 mesures pour « venir en aide au département », après la parution d’un rapport parlementaire qui pointait les inégalités et les défaillances de l’État en Seine-Saint-Denis, en matière d’éducation, de justice et de sécurité. Un an après, le 25 septembre 2020, c’est au tour de Jean Castex de nous rendre visite, accompagné de plusieurs ministres pour annoncer quelques bribes du « plan d’action » promis par son prédécesseur. Chacun.e en conviendra, il est temps de passer de la parole aux actes. C’est ce que n’ont cessé d’exiger les conseiller.e.s communistes. Avec elles et eux, Tony LAÏDI portera la voix des habitants de notre ville.

 

Depuis de nombreuses années, les services publics n’ont pas été épargnés. Au nom de la réduction de la dépense publique, nombre de services publics de proximité ont disparu du paysage. Notre ville, en quelques années, a vu disparaître la recette-perception, le centre d’accueil de la sécurité sociale, l’antenne de Pôle-Emploi. Pour être « plus efficaces » nous disaient leurs auteurs. Comment parler d’efficacité pour nos concitoyen.nes qui exigent davantage de proximité et d’humanisme dans leur vie quotidienne ? Les conseiller.e.s départementaux ou régionaux ont comme devoir, j’en ai la conviction, de défendre, en toutes circonstances, les intérêts des populations, et cela quelle que soit la couleur politique des gouvernements, à l’origine de ces décisions. Je prends l’exemple des fermetures successives des points d’accueil de la sécurité sociale. En 2015, les centres de Drancy, du Blanc-Mesnil  et de Neuilly-sur Marne avaient fermé leurs portes. En 2021, la fermeture de trois autres est annoncée : Bondy, Pantin et Les Lilas. Dans les deux cas, ces mesures réclament la réprobation et le refus des conseiller.e.s du département, en 2015 comme en 2021. Les services publics de proximité ont fait la preuve de leur efficacité, ils méritent d’être défendus et développés. Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI le feront.

 

Ces vingt dernières années, les collectivités territoriales et particulièrement les départements ont connu de multiples attaques. Aujourd’hui on se fait plus discrets du côté des pourfendeurs de l’échelon départemental. Emmanuel Macron a dû renoncer à leur suppression, pourtant programmée pour 2020. Cependant, les très nombreux naufrageurs des départements n’ont pas renoncé, loin s’en faut. J’ai toujours été de ceux qui ont défendu la pertinence de l’échelon départemental. Par conservatisme ? Par refus du renouvellement ? Par immobilisme ? Non, tout simplement parce que le département demeure le seul espace  pertinent pour assumer ses responsabilités, particulièrement dans le domaine social, et traiter de manière égalitaire tous les habitants. Les différents « mécanos institutionnels » ont imaginé plusieurs scénarios. Les collèges à la région, qui aurait eu à gérer 1159 établissements avec les lycées dont elle a la charge ? À la future métropole ? Et les affaires sociales ? Aux intercommunalités, devenues territoires ? Alors qu’on nous répétait à tout bout de champ que cette réforme visait à réduire les inégalités, elles n’auraient fait que les aggraver. Ces territoires, ne disposant pas des mêmes moyens, leurs politiques auraient été forcément différentes. Une fois encore, ce sont les plus modestes qui en auraient fait les frais. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, avec l’échéance de 2022, les débats vont rebondir et avec eux, le retour de celles et ceux qui souhaitent voir les départements de la petite couronne parisienne disparaître à tout jamais. Comme un air du « défunt département de la Seine » des années 60 ! Ouvert.e.s au débat, vous pourrez compter sur la vigilance de Raquel GARRIDO et Tony LAÏDI. Je les assure de mon total soutien comme celui que j’apporte pour les élections régionales à la liste conduite par Clémentine AUTAIN, et sur laquelle figurent Christophe PRUDHOMME ET Brigitte MORANNE.

Comme l’a écrit Émile ZOLA : « Lorsque l'avenir est sans espoir, le présent prend une amertume ignoble ».

 

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