La bataille des idées
fait rage. Même dans les Échos, le journal de Bernard Arnault,
on s’écharpe (un peu) à propos du capitalisme. Il y a quelques jours, une
chronique de Jean Peyrelevade, qui fut PDG du Crédit lyonnais ou de Suez,
évoquant « l’emprise des actionnaires sur le capitalisme français », dressait
un constat : « L’émergence d’un capitalisme du bien commun est encore
loin d’être une réalité en France. » Sans doute. Mais un autre
penseur, Erwan Le Noan, membre actif de la très libérale Fondation pour
l’innovation politique, semblait lui répondre, non sans s’inquiéter : « Il
ne fait pas bon être capitaliste. De toutes parts le discours public se fait
hostile. » Et pourtant, non, « le capitalisme n’a pas besoin
d’être moralisé », car « il offre aux individus la possibilité
d’user comme ils l’entendent de ses gains. Le projet de moralisation du
capitalisme revient à nier cette autonomie et cette liberté individuelle ». Il
semble bien qu’il ait raison. Le capitalisme est bon pour les capitalistes.
Point barre.

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