Académicien français, romancier, journaliste à la
longue carrière, Jean-Marie Rouart, dans une tribune visionnaire publiée
dans le Figaro, sait comment faire face à l’islamisme qui nous
menace, pense-t-il, comme un tsunami et face auquel nous sommes spirituellement
démunis. Misère de la laïcité et des laïcards. Ce ne sont pas les icônes
républicaines, mêmes installées dans la crèche entre le bœuf et l’âne gris,
écrit-il, « qui nous aideront à recréer les enchantements de
Noël ».
Mais voilà, dans les églises, « des fidèles
moins nombreux hantent des voûtes qui ne résonnent plus de cantates de
Bach ou Haendel », des prêtres, « parfois en jeans sous
leur surplis, délivrent machinalement une parole divine assaisonnée de
commentaires moins inspirés par Bossuet, Massillon ou Lamennais que par
l’actualité télévisée ». On a bien compris que Jean-Marie Rouart
s’inquiète – « Et au moment de mourir, quelle espérance ? » – et
nous invite pour notre salut et face à l’islam à retrouver, comme
Chateaubriand, « le génie du christianisme ». Mais
Chateaubriand avait du génie. Bon Noël.

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