mercredi 16 décembre 2020

Groupe Elu-e-s communistes et apparenté-e-s Est Ensemble : "Régie publique de l'eau" intervention de José Moury




REGIE PUBLIQUE DE L’EAU : PLACE A LA NEGOCIATION AVEC LE SEDIF ET AU DEBAT PUBLIC AVEC LES CITOYENS !
Intervention de José Moury, co-président du groupe communiste et apparenté.es au Conseil de Territoire d’Est Ensemble du 15 décembre 2020
Monsieur le président, cher.e.s collègues,
Au nom du groupe communiste et apparenté, que je co-préside avec Lisa Yahiaoui, je voudrais, comme je l’ai fait le 02 décembre en bureau territorial, remercier Patrice Bessac pour la démarche qu’il a initiée et qu’il nous propose de continuer dans le cadre d’une bataille politique au sein de laquelle chacun pourra et devra prendre sa place.
Après 10 années d’atermoiements, pendant lesquelles le problème a été abordé mais jamais vraiment été pris de front, le président Bessac a décidé, pour sa part, de nous proposer d’y faire face collectivement.
Il y avait pourtant d’autres options, comme celle retenue par le président Hanotin à Plaine Commune, celle d’une ré-adhésion au SEDIF sans études ni débat.
Ce n’est pas le choix qu’a fait l’exécutif d’Est Ensemble, avec le vice-président Oliva, d’abord parce que tou.te.s, de façon assez unanime, nous avions affirmé que nous considérions que l’eau était un bien commun, et qu’en conséquence, elle devait être gérée publiquement.
Pour ce qui est des élu.e.s de notre groupe, une telle affirmation n’est pas une surprise : nous sommes pour une régie publique de l’eau comme nous sommes pour des pôles publiques sur toutes les questions qui touchent à ce que l’on appelle les communs : l’énergie, le logement social, ou les transports. La liste ne s’arrête pas là.
Ainsi, par exemple, la semaine passée, le groupe des Communistes et Républicains au Sénat a déposé un projet de loi pour créer un pôle public du médicament et des produits médicaux.
Alors que tout le monde s’accorde à dire que les pénuries de médicaments ou les délocalisations de production sont inacceptables, le Sénat a rejeté le 9 décembre, par 252 voix CONTRE et 27 POUR cette proposition de loi au service de l’intérêt général, qui aurait permis de s’affranchir du pouvoir des groupes pharmaceutiques, et de retrouver une souveraineté nationale dans un secteur essentiel.
Alors oui, dans ce contexte national qui réfute l’idée même de s’affronter au capital, nous pouvons remercier le président pour sa démarche, courageuse, franche, rigoureuse aussi, qui a permis de sortir de la séquence des postures à celle de la décision politique s’appuyant à la fois sur des éléments objectifs, c’était la démarche « savoir pour décider », mais aussi sur la nécessaire bataille politique que nous allons mener d’ici le mois de septembre 2021.
Mais une bataille politique n’est pas qu’une affaire d’élu.e.s, et il nous faudra pendant cette période relever l’enjeu de la participation la plus large possible des habitant.e.s du territoire, car il n’est pas question que nous en restions à une réflexion en chambre.
Pour que cette participation soit possible, il faudra d’abord, soyons réalistes, passer par une phase d’appropriation de cet enjeu par les citoyens. Dans la période de crise sociale aigüe que nous traversons, nous sommes, en tant qu’élu.e.s, interpellés quotidiennement sur la pénurie de logements, sur les questions de l’emploi, et même maintenant sur la pénurie alimentaire, mais rarement ou jamais sur la question de l’eau.
Cela ne veut pas dire que cet enjeu n’intéresse pas la population, mais il a depuis si longtemps disparu du débat public, qu’il ne constitue pas pour l’instant une revendication forte des habitant.e.s de notre territoire. Charge à nous, chacun dans sa ville mais aussi au niveau de notre EPT, de faire émerger ce débat pour obtenir une mobilisation à la hauteur du rapport de force qui nous attend avec le SEDIF.
Là aussi nous pourrons nous appuyer sur une initiative de Patrice Bessac, la convention citoyenne locale pour la transition écologique en 2021, pour animer la question de notre régie publique de l’eau avec les habitant.e.s.
Une chose est certaine, le rapport de force a déjà commencé : vous avez tous pris désormais connaissance du courrier envoyé par le président du SEDIF pour le prochain comité syndical menaçant notre Etablissement Public Territorial d’une facturation à hauteur de 5,3 M€ HT pour les investissements et du refus de la déconnexion virtuelle. Notre adversaire sera coriace, nous devrons l’affronter ensemble et pas dans une querelle de chapelles.
Aujourd’hui est donc un jour important car il marque la première étape d’une marche vers une régie publique de l’eau qui devra apporter aux habitant.e.s, et cela nous ne devrons pas l’oublier, plus de qualité et moins de coût. Cela devra rester notre principale boussole.
José MOURY – Lisa YAHIAOUI Co-présidents de groupe Communiste et apparentés à Est Ensemble
Contact Mohamed DJENNANE Tel : 06.23.30.52.19 mohamed.djennane@est-ensemble.fr
Tony Laïdi, Reda Yahiaoui et 2 autres personnes

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