Le casting ? Il ne revêt qu’une importance infime, finalement. Certains
noms (au hasard : Éric Dupond-Moretti et Roselyne Bachelot) serviront de
pâturage à quelques éditorialistes ruminants. Quelques cautions (au hasard :
Barbara Pompili) feront disserter les mêmes sur la permanence du « en même
temps ». Cela n’est pas sans nous rappeler les fameuses distributions
sarkozystes. L’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée à cette époque –
un certain Jean Castex – n’est pas le plus mal placé finalement pour cornaquer
cet attelage. Macron II, suite lointaine de Sarkozy I. Ou comme l’on
dit dans les Antilles : même poil, même bête.
Pierre, Paul(e) ou Jacques : on demandera aux nouveaux ministres de jouer
juste la pièce écrite depuis son bureau de l’Élysée par le président
tout-puissant. La « réforme des retraites » ? Elle se fera et
manifestement « quoi qu’il en coûte ». Le Ségur de la santé ? Au
pas de charge. Mené par un premier ministre qui fut l’inspirateur, en tant que
haut fonctionnaire, de la funeste tarification à l’acte. La fiscalité ? Pas
touche aux dividendes. La convention citoyenne pour le climat en a fait l’amère
expérience. Chassez le naturel, il revient au galop : après quelques doux mots
et un ton compassé pendant le coronavirus, retour à une brutalité
darwino-libérale.
À droite ! La stratégie de Macron
– qui épouse son habitus, comme dirait l’autre – repose sur un pari :
celui de l’impossibilité que la gauche et les écologistes puissent produire une
alternative au printemps 2022. Les élections municipales permettent
d’entretenir l’espoir que ce mauvais remake puisse ne pas se produire.
ÉDITORIAL Par Christophe Deroubaix

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